Histoire locale, St Germain

St Germain sur Moine, les années en 20.

2020 : l’année de la COVID 19, un virus qui ébranle le monde. Les vœux de ” Bonne santé” seront le cri du cœur de tous, le 1er janvier 2021. Élections municipales au suffrage universel direct pour la nouvelle commune de Sèvremoine.

1920 : le 16 mai, inauguration de la statue de Jeanne d’Arc (jour de sa béatification à Rome), place du château de Mondement. Offerte par M. le Maire de l’époque, le docteur Donatien  Raffegeau,  en 1914, pour décorer la place, elle devient le Monument aux Morts à la gloire de ceux qui sont morts pour la Patrie. Œuvre du dessinateur Pierre Le Nordez et du sculpteur Mathurin Moreau, fondue  par la Société de fonderie du Val d’Osnes en Haute Marne -elle est donc bien et entièrement française, contrairement à ce qui a été écrit dans “Saint-Germain de 1900 à 2000, p. 25. Érigée le 31 juillet 1914, l’entourage n’a pu être terminé, le toscin annonçant la mobilisation générale, à la suite de la déclaration de guerre par l’Allemagne.”

1820 : après Waterloo (1815), Napoléon est interné sur l’ile de Ste-Hélène où il mourra en 1821. Louis XVIII  est remonté sur le trône. Le conseil municipal (propriétaires et gens fortunés élus au suffrage censitaire), aidé par le Conseil des Notables est présidé par Jacques Denis, depuis 1815.

1720 : Les décès l’emportent à nouveau sur les naissances et cela jusqu’en 1724 et 1725, car épidémies et disettes se conjuguent. En cette année 1720, St Germain va compter 38 décès pour une population d’environ 912 h. Il faut dire qu’elle est la suite de 1719 , année de très grande sécheresse,  l’année de la plus grande catastrophe démographique de St Germain,  si  bien que des pages ont dû être ajoutées au registre primitif avec un commentaire explicatif de Messire F. Thibault vicaire à St Germain : 123 sépultures dont 111 entre le 14 juin et le 31 décembre, pour une population globale qui ne devait pas compter 1000 h. Songeons qu’aujourd’hui avec le même pourcentage , on compterait plus de 360 décès dans l’année. En 2019, 27 décès pour 3000 h. “Dans cette année 1719, les chaleurs ayant commencé dès la fin d’avril et ayant toujours continué d’une manière excessive sans qu’il soit presque tombé de pluie jusqu’au mois de septembre, la terre était devenue si sèche et si aride que presque tous les puits ont tari et les fosses et réservoirs desséchés, de sorte que toutes sortes de bêtes allant boire dans ce peu d’eau qui se trouvait par endroits, l’ont fait corrompre ce qui a causé tant de peine que les métayers éloignés ont été obligés de venir à l’étang quérir de l’eau avec des charrettes pour abreuver les bestiaux, aussi bien qu’à la rivière. Mais toutes ces eaux qui étaient en petite quantité, en particulier dans les étangs de la Foye, ont bientôt été corrompues par le grand nombre de bestiaux qui y abondaient, joint à cela les lessives qu’on y lavait ; d’où vient que la dysenterie s’étant mise dans le pays, mêlée de pourpre ( qui désignait autrefois la scarlatine ou la petite vérole) s’est communiquée si facilement  qu’il y a eu peu de familles qui n’en ait été affligées et dont la plupart ne soient morts : car comme on ne traitait que pour la dysenterie et point du tout malheureusement pour le pourpre, peu de malades en sont revenus : chose triste et pitoyable à entendre et plus encore à voir, car  outre que personne ne voulait soulager les malades, c’est que personne ne se trouvait pour porter les corps, les uns décédés, les autres malades et cela a duré depuis la fin de juillet, août, septembre, octobre d’une manière surprenante et ensuite s’est apaisé doucement jusqu’à la fin de l’année, que ces maladies par la grâce de Dieu ont fini. Il est aisé de voir par là qu’on est obligé d’ajouter du papier à ce livre de registre, puisqu’il est mort tant de personnes que l’on enterrait jusqu’à 5 et 6 par jour et l’on peut dire à la louange de Monsieur Le Jeune, Recteur et de Monsieur Thibaud, vicaire que leur zèle s’est fait éclater d’une manière particulière, à visiter tous ces malades, jour et nuit, sans cesse administrer les sacrements et leur charité à les soulager et à leur subvenir dans leur nécessité. Il y a eu dans cette présente année 120 enterrements. (123 en réalité)”. D’autres clochers se sont situés en 1686 : 69 décès – 1694 : 65 décès – 1695 : 61 décès. Les 111 morts (entre le 14 juin et le 31 décembre) se répartissent ainsi : 55 hommes, âge moyen 22 ans – 56 femmes, âge moyen 23 ans. Lieux : le bourg arrive en tête, avec 13 décès,  suivi de Saint Gilles :  9, Le pied Coutand : 7 (ts de la famille Bouyer, La Giraudière : 7, Les Rivières : 6, L’Auberdière : 5, La Brétinière : 5, Chantemerle : 5,  Le Bourdiéneuf : 4, La Chinardière : 4, Les Maisons : 4, La Maison neuve : 4. 5 enterrements le 31 août et le 6 septembre, 4 les 4 et 22 septembre, 3 les 21 et 29 août, ainsi que les 2, 9,12,15,18, et 21 septembre et le 13 octobre. L’année 1720 : avec 25 mariages, dont 20 entre le 8 janvier et le 12 février, et avec 26 baptêmes préparera l’avenir malgré encore 38 décès.

1620 : règne de Louis XIII époux de Anne d’Autriche. Le traité d’Angers permet à la reine-mère, Marie de Médicis de revenir à Paris. À St Germain, l’acte de baptême du 7 février porte la signature de Demoiselle Catherine de Souvigné qui signe :” Cateriendes Ovigne”. Record de naissances pour cette année avec 40, ce qui ne se retrouvera que 15 ans plus tard en 1635 (43).

1539 : par son édit de Villers-Cotterêts, le roi François 1er oblige le clergé à rédiger les actes d’état civil – baptêmes-mariages-sépultures (les B.M.S. ou registres de catholicité) en Français. Il faudra attendre 1790, pour que les registres de naissances, mariages et décès soient tenus par les communes, le maire étant l’officier d’état civil.

À St Germain :

  • 1er acte : baptême de julien Bretaudeau, fils de Emile et de Nicole Lefort, le 5 janvier 1586. (l’année ne commence le 1er janvier que depuis 1583 : calendrier grégorien)
  • 1er acte de mariage : union de Mathurin Drouet et Mathurine Jamin, le 13 juillet 1611
  • 1ère sépulture : Amaury Bouyer, curé, le 17 juillet 1595.

1520 : François Ier reçoit fastueusement au Camp du Drap d’Or Henri VIII, roi d’Angleterre pour essayer de s’en faire un allié contre l’empereur Charles-Quint.

Texte : Paul René Vallier – ASPPM Association pour la Sauvegarde et la Promotion du Patrimoine de Montfaucon-Montigné.

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